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Logement temporaire pour actifs : les solutions comparées

Logement temporaire pour un nouveau poste ou une mission : hôtel, bail mobilité, colocation, foyer, jours fixes. Critères de choix et coût sur six mois.

Hugo Blum · Fondateur, Kowo

Publié le · 8 min de lecture

Ce qu’il faut retenir

Vous commencez lundi une mission de six mois à Lyon. On vous attend sur site trois jours par semaine, du lundi au mercredi ; le reste de la semaine, vous êtes chez vous à Dijon. Il vous faut un logement temporaire pour deux nuits par semaine seulement.

Les formules de logement temporaire ne sont pas ouvertes à tout le monde : certaines sont réservées à un âge ou à un type d’employeur, d’autres imposent une durée. À la fin de cet article, vous saurez lesquelles vous sont ouvertes et ce que chacune coûte sur six mois. Si c’est une mutation, l’article sur la mutation professionnelle et le logement traite aussi le préavis de votre logement actuel.

Logement temporaire : durée, nuits par semaine, budget

La durée. Une semaine, trois mois et un an n’appellent pas les mêmes contrats. Le bail mobilité dure d’un à dix mois. Le bail à jours définis de Kowo demande au moins trois mois.

Le nombre de nuits par semaine. Si vous rentrez chez vous chaque mercredi soir, un logement loué sept jours sur sept vous fait payer des nuits vides. À l’inverse, si vous restez tout le mois sur place, une formule pensée pour deux nuits ne vous servira pas.

Le budget. Il dépend de la durée et du nombre de nuits, et aussi de qui paie : vous, ou votre employeur s’il prend le logement en charge.

Les solutions de logement temporaire, une par une

Hôtel, appart’hôtel, meublé touristique

Ce sont des offres commerciales. Elles se départagent surtout sur la durée et le rythme du séjour : notre comparatif hôtel, appart’hôtel ou pied-à-terre en semaine détaille quand l’hôtel ou l’appart’hôtel a du sens.

Le bail mobilité

Le bail mobilité est un contrat de location meublée de courte durée, réservé au locataire qui justifie, à la prise d’effet du bail, être notamment en formation professionnelle, en études supérieures, en stage, en mutation professionnelle ou en mission temporaire dans le cadre de son activité professionnelle (article 25-12 de la loi du 6 juillet 1989). Il dure d’un à dix mois, non renouvelable (article 25-14), et d’une semaine à dix-huit mois dans une résidence à vocation d’emploi, une exception qui attend encore un décret selon Service-Public.fr ; le détail est dans notre article bail mobilité : définition, conditions, durée.

La colocation

L’article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989 définit la colocation comme « la location d’un même logement par plusieurs locataires, constituant leur résidence principale », avec un contrat unique ou plusieurs contrats, à l’exception de la location consentie exclusivement à des époux ou à des partenaires de Pacs au moment de la conclusion initiale du contrat.

Le foyer de jeunes travailleurs

Si vous avez entre 16 et 25 ans, regardez de ce côté. Selon Service-Public.fr, un foyer de jeunes travailleurs (FJT, ou « Habitat jeunes ») accueille les personnes de 16 à 25 ans, et certains foyers jusqu’à 30 ans au maximum. Pour être admis, il faut exercer une activité professionnelle, en CDD, CDI, intérim ou saisonnier par exemple, ou être en voie d’insertion sociale et professionnelle.

Les foyers proposent des logements meublés ou non et des espaces communs. Le contrat est conclu pour un mois et reconduit automatiquement si vous souhaitez rester. La même fiche indique que les frais peuvent être pris en charge en tout ou partie par l’APL ou l’ALS si le foyer est conventionné. On contacte directement le foyer ; si on n’en connaît pas, la mairie donne les coordonnées.

Les logements temporaires d’Action Logement

Ce dispositif dépend de votre employeur. D’après l’ANIL, Action Logement propose, « pour les salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole d’au moins 10 salariés, des logements temporaires mobilisables rapidement, sous conditions ». Si votre entreprise remplit ces critères, posez la question aux RH dès la signature du contrat.

La location à jours fixes

Reste le cas de notre exemple : trois jours sur site, deux nuits, chaque semaine. Avec un bail à jours définis, vous retrouvez chaque semaine le même logement meublé, aux mêmes jours (pour vous, du lundi au mercredi), et vous seul en avez la jouissance ces jours-là. Le contrat est « régi par les articles 1714 et suivants du Code civil ». Vos jours restent les mêmes du premier au dernier mois du bail : impossible d’en changer ou d’en ajouter entre-temps. Le bail dure au moins trois mois, et il peut aussi couvrir le temps complet, sept jours sur sept.

Si d’autres occupants viennent les autres jours, chacun a son propre contrat, et les occupants ne sont ni solidaires ni indivis entre eux. Les quittances sont émises via Stripe et peuvent servir en note de frais. Le modèle est expliqué en détail dans la location à temps partiel longue durée, mode d’emploi.

Six mois de logement temporaire, chiffrés

Reprenons le cas du début, sur les six mois de la mission : trois jours sur site par semaine, donc deux nuits. Les montants ci-dessous sont un barème d’exemple hors Paris, pas des prix relevés à Lyon.

Formule, 2 nuits par semainePar moisSur 6 mois
Hôtel (base 125 € la nuit)environ 1 100 €environ 6 600 €
Meublé touristiqueenviron 780 €environ 4 680 €
Bail à jours définis (loyer)476 €2 856 €

476 € par mois, c’est 55 € la nuit, deux nuits par semaine, sur 4,33 semaines.

Face à l’hôtel, l’écart est de 624 € par mois (1 100 − 476), soit 3 744 € sur les six mois. Face au meublé touristique, il est de 304 € par mois, soit 1 824 € sur la période.

La page location à temps partiel à Lyon présente la formule dans cette ville. Les villes où la formule existe sont sur la page location à temps partiel.

Côté propriétaire : des actifs qui cherchent des jours fixes

Un logement meublé inoccupé du lundi au mercredi correspond à ce que cherchent les actifs de cet article. Un bail à jours définis porte sur ces seuls jours ; les autres jours, vous pouvez louer le même logement à un autre occupant. Pour comparer le bail à jours définis aux autres façons de louer, voyez louer sa résidence secondaire : les 5 options.

Points à vérifier avant de choisir

Questions fréquentes sur le logement temporaire

Quel logement temporaire choisir pour trois jours de travail par semaine ?
Pour deux nuits par semaine sur au moins trois mois, une location à jours fixes ne fait payer que ces nuits-là. Au barème d’exemple hors Paris, elle revient à 476 € de loyer par mois, contre environ 1 100 € à l’hôtel pour les mêmes nuits.

Peut-on entrer en foyer de jeunes travailleurs après 25 ans ?
Selon Service-Public.fr, les FJT accueillent les personnes de 16 à 25 ans, mais certains foyers acceptent des résidents jusqu’à 30 ans au maximum. Il faut aussi exercer une activité professionnelle ou être en voie d’insertion sociale et professionnelle.

Qui peut obtenir un logement temporaire par Action Logement ?
D’après l’ANIL, Action Logement propose ces logements temporaires aux salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole d’au moins 10 salariés, sous conditions. La condition porte donc d’abord sur votre employeur : son secteur et son effectif.

Le dossier Location à temps partiel rassemble les articles sur ce modèle, et notre guide bail mobilité ou temps partiel aide à choisir entre les deux contrats quand votre mobilité dure plusieurs mois.

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