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Combien de résidences secondaires en France ? Chiffres Insee

Selon l’Insee, 3,8 millions de résidences secondaires en France restent inoccupées une partie du temps : un vrai potentiel pour la location à temps partiel.

Hugo Blum · Fondateur, Kowo

Publié le · Mis à jour le · 7 min de lecture

Ce qu’il faut retenir

Vous avez hérité d’une maison de famille ou acheté un appartement dans une métropole ou une région prisée que vous n’occupez que quelques semaines par an. Le reste du temps, les volets restent clos. Ce n’est pas un cas isolé : selon les données officielles de l’Insee, la France compte 3,8 millions de résidences secondaires et logements occasionnels, soit près d’un logement sur dix du parc national.

Ce chiffre massif change la perspective sur un bien qui semble dormir le reste de la semaine : il ne s’agit pas d’une situation marginale, mais d’un parc immobilier considérable dont la valeur d’usage est largement sous-exploitée. Cet article analyse les données de l’Insee et montre comment la co-occupation à temps partiel permet aux propriétaires de valoriser ces jours libres en revenus locatifs réguliers, sans renoncer à leur propre occupation.

Les chiffres clés de l’Insee sur le parc de logements en France

Chaque année, l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee) dresse la cartographie du parc immobilier français. Dans son étude de référence « Parc de logements au 1er janvier 2025 » (Insee Focus n° 359), l’institut ventile les 38,4 millions de logements du territoire métropolitain et des départements d’outre-mer (DOM) hors Mayotte en trois grandes catégories :

  1. Les résidences principales : 31,7 millions de logements (82,5 % du parc), habités à titre permanent par les ménages.
  2. Les résidences secondaires et logements occasionnels : 3,8 millions d’unités (9,8 % du parc total).
  3. Les logements vacants : 3,0 millions de logements (7,7 % du parc).

La proportion des résidences secondaires est d’une remarquable stabilité depuis 2017. En parallèle, la part des logements totalement vacants reflue légèrement (7,7 % en 2025 contre 8,1 % en 2019).

Que recouvrent exactement ces 3,8 millions de logements ?

La nomenclature de l’Insee regroupe sous cette catégorie des réalités complémentaires qu’il convient de distinguer :

Répartition géographique : où se concentrent ces logements ?

Selon l’Insee, la part des résidences secondaires et des logements occasionnels varie selon le territoire : elle atteint 16,3 % dans les communes hors des unités urbaines, contre 4,4 % dans l’unité urbaine de Paris et 5,6 % dans les unités urbaines de 100 000 habitants ou plus (hors Paris).

Exemple chiffré : la valorisation financière d’une résidence secondaire

Pris individuellement, un appartement inoccupé du lundi au jeudi semble représenter un simple coût fixe (charges de copropriété, taxe foncière, assurance). Mis à l’échelle d’une année, le potentiel de valorisation financière est substantiel.

Prenons le cas d’un propriétaire occupant son bien le week-end et laissant le logement libre les quatre nuits de semaine (soit 208 nuits inoccupées par an) :

La co-occupation à temps partiel permet ainsi de combler l’inoccupation de semaine sans jamais perturber les habitudes du propriétaire. Pour calculer le rendement potentiel de votre bien, consultez notre guide pour rentabiliser sa résidence secondaire sans Airbnb.

L’impact écologique : optimiser l’existant plutôt que construire

Au-delà de l’équation financière, la mobilisation de ces 3,8 millions de résidences secondaires sous-occupées répond à un enjeu écologique majeur. La construction de logements neufs consomme du foncier, des matériaux de construction et génère des émissions de carbone importantes.

En remettant sur le marché de la mobilité professionnelle des logements meublés déjà construits et chauffés, la co-occupation à temps partiel constitue une démarche de sobriété immobilière. Elle permet d’accueillir des salariés en mobilité sans accroître la pression foncière dans les métropoles saturées.

L’intérêt pour le marché locatif et les navetteurs

Ce gisement de résidences secondaires ne concerne pas uniquement les propriétaires. Pour les actifs en mobilité (cadres en travail hybride, consultants, célibataires géographiques), la mise à disposition de ces biens en semaine apporte une réponse concrète au besoin de se loger dans les métropoles.

Plutôt que de construire de nouveaux bâtiments ou de subir la hausse des tarifs hôteliers, la co-occupation à temps partiel fluidifie l’existant. L’occupant accède à un logement meublé confortable à tarif maîtrisé sous bail à jours définis, pouvant disposer d’un rangement verrouillable pour y laisser ses affaires entre deux semaines.

Ne confondez pas : logement vacant, résidence secondaire et meublé touristique

L’analyse de l’Insee et le cadre juridique séparent nettement trois notions souvent amalgamées :

  1. Le logement vacant : bien sans aucun occupant ni meuble, laissé à l’abandon ou en attente de vente/travaux. Il peut faire l’objet de la Taxe sur les Logements Vacants (TLV).
  2. La résidence secondaire : bien meublé et entretenu, occupé occasionnellement par son propriétaire.
  3. Le meublé de tourisme hôtelier : location courte durée à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile, à la journée, à la semaine ou au mois, soumise aux règles de la commune : déclaration et numéro d’enregistrement, autorisation de changement d’usage et diagnostic de performance énergétique (DPE) là où la mairie l’exige. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 vise à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale.

La location à temps partiel sous bail civil s’affranchit du turnover touristique : le propriétaire loue son bien à un locataire fixe identifié sur des jours récurrents.

Les perspectives d’évolution du parc immobilier à l’horizon 2030

L’essor du travail hybride, l’extension des lignes de transport rapide et les arbitrages de vie entre grandes villes et régions accentuent la dissociation entre le lieu de résidence familiale et le lieu de travail.

Pour les propriétaires d’appartements situés dans les bassins urbains, adapter son offre de location au rythme des actifs nomades sous bail civil à jours définis représente une réponse d’avenir, alignée avec les transformations profondes du marché du travail.

Points à vérifier avant d’ouvrir votre résidence secondaire

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de résidences secondaires en France selon l’Insee ?
Au 1er janvier 2025, l’Insee recense 3,8 millions de résidences secondaires et logements occasionnels en France (hors Mayotte), soit 9,8 % du parc immobilier national.

Qu’est-ce que la co-occupation à temps partiel ?
C’est le modèle qui consiste à louer une résidence secondaire à un ou deux occupants professionnels sur des jours fixes de la semaine où le propriétaire n’occupe pas le logement, au moyen de baux civils indépendants.

Louer ma résidence secondaire en semaine la rend-elle imposable en logement vacant ?
Non. Une résidence secondaire meublée soumise à la taxe d’habitation n’est pas concernée par la TLV, qu’elle soit louée ou non.

Quel revenu mensuel attendre pour 2 nuits louées par semaine ?
À 55 € la nuit, 2 nuits fixes par semaine génèrent environ 476 € par mois (soit 5 712 € par an) de loyer brut récurrent.

3,8 millions de résidences secondaires représentent un gisement immobilier exceptionnel. Pour passer à l’action, parcourez notre dossier propriétaires et consultez notre guide détaillé sur combien d’occupants accueillir sur un même logement.

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